coincoin a écrit:
Superbe diorama, je dirais meme que c'est surement un de tes plus beaux
les visages des pauvres soldats tués et "congelés" par le froid, c'est a la fois epouvatable d'un point de vue humain, mais tu as su les re transcrire, les re creer, dans le respect des gens, c'est du tres beau boulot d'historien.
dis moi, vu que tu es calé en histoire militaire
la bataille que tu decris ici, est ce la meme que celle qu'on voit dans le film "la bataille des ardennes"?
car celui ci, c'est le colonel HESSLER, (il me semble pour le nom du chef allemand) qui se retrouve a tenter une derniere offensive allemande, avec de nombreux blindés, pour tenter une derniere percée pour stopper les alliés (il est stoppé en pratique par henri Fonda),mais qu'en est il de la réalité?
le scénario est fictif? je le pensais peut etre un peu remanié, mais qu'il y avait là une base bien réelle, ou alors a t elle eu lieu apres? celle que tu decris, ou est ce la meme?
car dans le film, il fait un "détour" pour assieger et detruire une grosse ville, mais je ne me rappel plus le nom.
amicalement
Nicolas
La bataille des Ardennes
Est l'appellation donnée à l'ensemble des opérations militaires qui se sont déroulées dans les Ardennes belges et le nord du Grand-Duché de Luxembourg pendant l'hiver 1944-1945.
La bataille commence le 16 décembre 1944 par une attaque surprise allemande à laquelle on a donné le nom d'« Offensive von Rundstedt ».
Ce dernier y était opposé : il estimait que l'objectif était trop ambitieux.
Les Anglo-Américains l'appellent « Battle of the Bulge » (« Bataille du Saillant ») vu la forme de coin que la ligne de front avait prise lorsque la pénétration allemande fut arrêtée.
La bataille des Ardennes se termine fin janvier 1945 après le refoulement des Allemands au-delà de leur ligne de départ.
La division US
La division d'infanterie (Infantry Division (Inf Div ) a, en théorie, un effectif de 832 officiers et 13 386 sous-officiers et soldats.
Le charroi est composé de 1 440 véhicules dont 636 Jeeps
Son armement lourd est composé de 54 obusiers de 105 mm, 12 obusiers de 155 mm, 57 canons antichars de 57 mm, 13 canons antichars de 37 mm, 90 mortiers de 60 mm, 54 mortiers de 81 mm.
Son armement léger est composé de 6 356 fusils M1 cal .30, 172 fusils 1 903 cal .30, 5 279 carabines M1, 243 Fusils automatiques BAR, 67 mitrailleuses .30 (air), 90 mitrailleuses .30 (eau), 236 mitrailleuses .50, 93 mitraillettes .45, 1 157 pistolets .45, 557 bazookas
Un certain nombre d'unités sont rattachées à la division dont un bataillon de tank moyens (Sherman M4A1) et de tank légers (Stuart ou Chaffee M24), un bataillon d'artillerie anti-aérienne (canons de 40 mm Beaufort tractés ou mitrailleuses .50 sur halftrack), un bataillon de chasseurs de chars avec 36 tank destroyers et une escadrille de 10 avions légers de liaison.
La division blindée (Armored Division (Armd Div ) a un effectif de 11 000 hommes. Elle comprend 195 chars moyens, 77 chars légers, 50 chasseurs de chars, de l'infanterie blindée et des unités d'appui. L'appellation américaine est « Armored Division » tandis que la division blindée britannique s'écrit « Armoured Division ».
La division aéroportée (Airborne Division(Abn Div )) est une division d'infanterie légère de 10 000 hommes pouvant être aéroportée.
La division allemande
La division d'infanterie (Volksgrenadier Division) comporte en cette fin d'année 1944, en théorie, 342 officiers, 1 724 sous-officiers et 8 006 soldats.
Le charroi est composé de 426 véhicules, 119 motos, 1 522 bicyclettes, 1142 chariots, 346 remorques, 3 002 chevaux.
L'armement lourd se compose de 12 obusiers de 15 cm, 24 canons de 10,5 cm, 18 canons de 7,5 cm, 38 obusiers de 7,5 cm, 14 canons antitank de 7,5 cm autotractés, 9 canons antitank de 7,5 cm tractés, 9 canons antiaériens de 3,7 cm autotractés, 24 mortiers de 12 cm, 42 mortiers de 8,1 cm, 12 lance-flammes
L'armement léger se compose de 6 504 fusils, 1 536 pistolets, 2 064 mitraillettes, 369 mitrailleuses légères, 54 mitrailleuses lourdes, 216 lance-roquettes (Panzerfaust ou Panzershreck)
La division blindée (Panzer Division) avec environ 12 000 hommes (15 000 en début de guerre). Ces troupes disposent de plusieurs types de chars (Panzer IV, Panzer V (Panther), Panzer VI (Tiger II)), mais aussi de chasseurs de chars (Sturmgeschütz III, Sturmgeschutz IV, Jagdpanzer IV, Jagdpanther, Jagdtiger). Le transport des troupes est assuré par des voitures (VW Kübelwagen, Schwimmwagen, Horsh, Steyr) mais aussi par des camions (Opel Blitz ...) des semi-chenillés (SdKfz 251, SdKfz 250, SdKfz 7, Sd.Kfz. 9 (en), SdKfz 2 (Kettenkrad), Demag D7...) pouvant tirer différents obusiers, canons antichars ou antiaériens. Des véhicules blindés sur roues Schwerer Panzerspähwagen peuvent compléter ce tableaunote 2.
La division aéroportée (Fallshirmjäger division). Outre le fait que ces divisions peuvent comporter des troupes parachutées qui ne transportent que des armes portatives, elles disposent toutefois d'un matériel équivalent aux divisions d'infanterie.
Le plan allemand
Plan de l'offensive « Wacht am Rhein »
Le 16 septembre 1944 après une conférence tenue à l'Oberkommando der Wehrmacht, Hitler charge un état-major restreint sous le contrôle du général Jodl de préparer une offensive en Ardennes. Cette opération reçoit le nom de « Wacht am Rhein » (allusion à l'hymne Garde au Rhin). Des mesures draconiennes sont prises pour le maintien du secret. Les maréchaux von Rundstedt et Model sont informés le 24 octobre. Ce dernier est un fidèle du régime ; il commande le groupe d'armées B qui sera chargé de l'attaque et dont les unités auront du nord au sud les objectifs suivants :
La 15e armée fixera l'ennemi en front.
La 6e armée blindée SS (neuf divisions) sera chargée de l'effort principal. Nouvellement constituée, elle sera mise en place au dernier moment. Elle franchira la Meuse au sud-ouest de Liège, protègera elle-même son flanc nord, coupera les forces alliées du nord de leur ligne de communication et s'emparera d'Anvers.
La 5e armée blindée (neuf divisions) franchira la Meuse dans la zone de Namur et avancera jusqu'à Bruxelles pour protéger le flanc sud au-delà de la Meuse.
La 7e armée (onze divisions) attaquera pour protéger le flanc sud à la hauteur d'Arlon jusqu'à la Meuse.
L'opération sera appuyée par :
Le parachutage de nuit au nord de Malmedy de l'unité du colonel von der Heydte chargée de bloquer les routes venant du nord (Opération Stösser).
L'infiltration en Ardennes de l'unité spéciale du colonel Skorzeny composée de militaires allemands en uniforme américain
parlant l'anglais et chargée de créer la confusion dans les lignes américaines (Opération Greif).
Mon diorama illustre cet épisode de la résistance de BASTOGNE dans la bataille des Ardennes
À Bastogne, dès le 20, les « Panzer » allemands contournent par le nord et par le sud. La nuit du 21 au 22, la ville est complètement encerclée.
Les Allemands mènent successivement mais infructueusement plusieurs attaques pour s'emparer de ce nœud routier particulièrement important.
La place est défendue par 18 000 Américains comprenant la 101e Div Abn, un groupement blindé de la 10e Div Bl, un bataillon antichars
deux bataillons d'artillerie et des rescapés de la 9e Div Bl et de la 28e Div. La 101e Div est normalement commandée par le général Taylor mais il est aux États-Unis.
C'est le brigadier général Anthony McAuliffe qui assure l'intérim. On lui a confié le commandement de toutes les unités encerclées.
Officier d'artillerie, il utilise de manière remarquable le feu des sept bataillons d'obusiers dont il dispose (cinq organiques, deux en renfort).
Le 22 à 12h00, les Allemands exigent la reddition de la ville sous menace de destruction.
La réponse de McAuliffe est ferme et brève : « Nuts » (traduite dans ce contexte par "Des clous" dans le sens "Allez voir ailleurs si j'y suis").
Bilan humain
Les pertes varient selon les sources.
Selon le SHAEF, les pertes américaines seraient de 75 685 hommes dont 10 733 tués.
Il est toutefois certain que les pertes ont été supérieures à celles du débarquement de Normandie (10 000 dont 2 500 tués).
Selon L'OKW
Les Allemands auraient perdu 110 000 hommes en tenant compte du fait qu'ils ont laissé plus de 28 000 prisonniers.
Le Department of Defense reconnait 19 000 tués, 47 500 blessés et 23 000 disparus ainsi que la perte de 773 Tanks et tank destroyers et 592 avions.
Les pertes allemandes officielles sont de 84 834 hommes dont 12 600 tués et 38 000 blessés
ainsi que la perte de 600 à 800 blindés dont un grand nombre furent réparés et environ 800 avions
Pour le film
http://www.youtube.com/watch?v=7s9pTEsN1IEPertinence historique
Les producteurs ont assumé d'avoir "réorganisé" les faits intervenus dans la bataille au profit de l'intrigue, afin de condenser cette bataille de plus d'un mois en un film de près de trois heures, se centrant sur quelques personnalités des hommes de troupe.
La qualité historique du film laisse donc à désirer.
La bataille finale est une évocation grossière de la bataille de Celles qui s'est tenue le 26 décembre 1944 dans le Condroz
lorsque la U.S. 2nd Armored Division vainquit la 2e Panzerdivision (les dialogues évoquent la Meuse à 6 kilomètres).
Le film crée une fausse impression d'un important sacrifice de tanks américains face aux tanks lourds allemands Tiger II obligeant les Allemands à consommer leur carburant jusqu'à l'épuisement.
Dans la réalité, ceux-ci étaient déjà à sec.
Les tanks utilisés dans le film ne sont pas non plus conformes à la réalité (tel qu'expliqué par le producteur dans les boni du DVD).
Mais les tanks américains M47 Patton utilisés pour figurer les Tigres allemands avaient une taille supérieure aux M24 Chaffee représentant les M4 Sherman.
Il est également regrettable de voir l'armée américaine de 1944 utiliser des Jeeps et des Dodge de la guerre de Corée.
L'épisode du dépôt de carburant incendié clôturant cette bataille dans le film s'est en fait déroulé à une cinquantaine de kilomètres à l'est, à Stavelot, le 18 décembre 19441.
La localité d'Amblève, abondement évoquée dans le film, n'y a eu en réalité qu'une place anecdotique (ce qui ne fut pas le cas pour sa voisine Saint-Vith).
La localité, belge germanophone et donc réintégrée au Reich pendant la durée de la guerre, était plutôt connue sous le nom de "Amel".
Clervaux, au Grand-Duché du Luxembourg, est faussement indiqué en Belgique sur une carte.
La neige manque par ailleurs singulièrement dans certaines scènes du film, dont dans la bataille finale, alors que l'ensemble de l'Ardenne fut recouverte pendant l'offensive.
Les paysdages s'écartent également des collines forestières de l'Ardenne, alternant les zones montagneuses (notamment au début, lors des scènes d'aviation) et les zones semi-désertiques. Le film fut en fait tourné dans les montagnes de la Sierra de Guadarrama et dans les environs de Madrid en Espagne.
Le rôle du Lieutenant Schumacher et de ses hommes s'inspire de l'Opération Greif, qui consistait à infiltrer derrière les lignes alliées
des Allemands anglophones en équipement américain pour brouiller les communications et capturer les ponts.
La libération de Bastogne par les troupes du Général George Patton dont la Troisième armée, n'est pas évoquée.
Il n'y a aucune référence aux troupes britanniques; celle-ci se trouvaient essentiellement en rive gauche de la Meuse, non à proximité de la zone des combats.
La décision du Général Dwight Eisenhower de scinder le front de la bataille en deux, avec session du commandement deux armées américains au Maréchal Montgomery.
Le rôle des bombardements de l’aviation américaine est également sous-estimé.
L'introduction du film, dite par William Conrad, mentionne Montgomery et Patton, mais est incorrecte :
to the north, stood Montgomery's Eighth Army. To the south, Patton's Third.
("Au nord, la 8ème armée de Montgomery. Au sud, la troisième de Patton".
En fait, l'armée septentrionale de Montgomery était le 21e Groupe d'armées britannique.
La VIIIe armée britannique, l'ancienne unité commandée par Montgomery, se trouvait en Italie à l'époque de la Bataille des Ardennes.
Bien que Patton "commandait" la Troisième armée pendant la bataille, celle-ci faisait partie d'un corps plus important au sud.
La troisième armée n'était que l'une des armées constituant 12th Army Group du Général Omar Bradley.
Patton fut cependant le pendant de Montgomery sur le front.
Le personnage de Hessler est à rapprocher sur certains points du Colonel Joachim Peiper, commandant une colonne au nord du front.
Le film évoque la plupart des enjeux et moments de la bataille, dont la supériorité initiale des Allemands et leur avancée rapide sur le terrain,
et la confusion qui s'ensuivit dans les rangs américains.
Il souligne la supériorité des tanks lourds allemands, ainsi que leur faiblesse, leur consommation et leur manque de carburant
Voili voilou …la suite ce soir AVEC UN DIORAMA coté Allemand….